Bac validé, Parcoursup terminé, mais la préfecture bloque nos vies !
Liana, Imed, Mariam... sont de jeunes adultes qui ont débuté leurs études supérieures récemment.
De familles immigrées, exilées, réfugiées, ils et elles ont grandi à Toulouse, avec ou sans titre de séjour temporaires, mais toujours avec le soutien de RESF, de leurs camarades, de leurs enseignantes et enseignants, des établissements scolaires. Ces jeunes ont réussi leur scolarité à l’école, au collège, au lycée, ont obtenu le bac, passé les sélections de parcoursup et ont commencé leurs études dans les universités toulousaines. Ils suivent depuis assidûment leurs enseignements. On aurait pu penser que le plus dur était fait, que les vies de ces jeunes adultes déterminé·e·s et motivé·e·s étaient sur de bons rails et qu’elle se construisait en France.
Pourtant, la préfecture leur a refusé un titre de séjour et délivré des obligations de quitter le territoire. Pour ces jeunes c’est une catastrophe, la France est leur pays, celui ou ils et elles ont grandi, sont devenu·e·s des adultes, ont entamé des parcours de formation universitaire pour participer activement à la marche de la société dans leur futur emploi.
Un autre choix était possible pour la préfecture, car le Code du droit d’Entrée et de Sejour des Etrangers et du Droit d’Asile, permet une régularisation des étudiantes et étudiants. Ces jeunes ont déjà subi un déracinement en migrant vers la France durant leur enfance, il est injuste de leur en imposer un second en les rejetant aujourd’hui. Ils et elles ont grandi ici, sont devenu·e·s adultes ici, ils et elles ont étudié et étudient ici, construisent leur vie ici, ils et elles doivent pouvoir rester ici !
Nous exigeons l’obtention de titres de séjour étudiants, automatiquement après une scolarisation obligatoire en France, permettant à toutes et tous les jeunes de poursuivre leurs études ou leur formation professionnelle après le lycée ou le collège.
Tribune à l’initiative du Réseau Education Sans Frontières 31 et ses composantes, Ligue des Droits de l’Homme, La Cimade, La FCPE, FSU, Sud Educ, CGT Education.